Samedi 17 avril 2010, 14H. Putain qu’il fait beau. Sérieux, on n’y croyait plus après tous les coups de pute que nous a fait la météo ces derniers temps.
Cet hiver, ça a été le même scénario que quand tu essaie de te taper la minette de la chorale de l’église, la petite brunette là. La grosse bonasse de pimbêche prétentieuse qui emmerde tout le monde, mais dont les grands airs appellent à une correction. D’abord tu galères comme un connard pendant 4 mois très froids : c’est gris, c’est morne et tu te fais chier. Et puis y’a les premiers signes de réchauffement : tu commences à kiffer, tu mets des fringues qui te rendent beau gosse, t’es tout excité à l’idée de la suite qui devrait arriver bientôt. Et là, juste au moment ou tu commence à être chaud comme un couscous, elle te dit que non, que finalement elle pas encore prête, et que toi du coup t’as plus qu’a remettre tes chemises au placard et à te ranger ton matos derrière l’oreille comme une pompe à essence.
Mais là je crois que c’est bon, j’ai l’impression qu’elle a définitivement décidé d’enlever sa culotte, pour notre plus grand bonheur. Enfin bon, faudrait pas non plus que je m’égare… Je tenais juste à dire que je suis super content du temps qu’il fait, et ça me sert aussi à situer un peu le contexte de l’évènement un peu chelou mais tellement peu surprenant auquel j’ai assisté y’a même pas deux heures.
J’étais en ville (donc à Nancy pour les nouveaux, les plus lents, ou ceux qui ne me followent pas sur Twitter [et que l'on pourrait donc assimiler aux plus lents] ), et j’allais chercher des sous. Il me fallait du liquide pour aller faire ma lessive, et là j’écris d’ailleurs en direct-live de ma laverie, en portant mon dernier calbard propre, l’ultime rempart avant une très grave maladie due à des mycoses intimes (et non, je vous vois venir les vieux, ce n’est pas la chtouille).
Blaireaude, c’est une passante qui s’est retrouvée par le hasard des choses à marcher à ma hauteur dans la rue. Elle était vraiment moche Blaireaude, et sa gamine sapée à l’as de pique qui marchait avec elle l’était aussi. Mais je suis encore relativement sociable, surtout quand il fait beau et que je porte ma chemise préférée. Alors quand elle m’a parlé Blaireaude, je lui ai répondu avec un sourire aussi prononcé que sa face de cul me le permettait :
-Blaireaude : Vous savez c’est quoi cette manif’ ?
-YoosF : Ben non, j’me demande justement…
-Blaireaude : Vous pensez que c’est pour les polonais ?
-YoosF : Ah, ptèt’ bien. J’avais pas pensé ‘voyez.
On se rapproche :
-Blaireaude : Mouais, z’ont quand même pas vraiment des têtes de polonais, ça doit être des roumains…
-YoosF : Putain, j’aurais jamais cru que vous étiez anthropologue.
-Blaireaude : Bah du coup si c’est des roumains j’vois pas bien ce qu’ils veulent…
-YoosF : Chépa. Faudrait demander vous seriez fixé.
-Blaireaude : Z’avez raison, j’vais aller voir.
-YoosF : Si vous pouvez me ramener une assiette de Bortsch tant que vous y êtes hein… (Mais c’est qu’elle y va vraiment cette conne).
Alors là par contre, j’avoue ma culpabilité. En effet une fois que Blaireaude est allé voir ses romano-polono-caucaso-almoravides (je dis ça parce que je sais toujours pas qui ils étaient, donc je ratisse large), je n’ai pas pu m’empêcher d’attendre qu’elle revienne avec les informations. Elle était relativement loin, et le chef des étrangers continuait à crier dans son mégaphone, donc le dialogue suivant n’est peut être pas très fidèle :
-Blaireaude : Dites m’dame, z’êtes qui et pourquoi qu’vous faites le ramdam à Darty ?-Future rapatriée : Kazouchky gulaoglü mayo dorino.-Blaireaude : Toi, pourquoi bruit chez moi ?-Future rapatriée : Frrrançais… No…-Blaireaude : Putain mais ils t’ont rien appris chez toi ou quoi ?-Future rapatriée : Kougza… *sourire*-Blaireaude : Atta, on va essayer ça… *elle met les mains en portevoix, pousse des cris d’animaux et remue son cul démesuré qui ferait passer une bouteille de Perrier pour une pornstar* Nan, t’vois toujours pas c’que j’te dis ?-Future rapatriée : Hinhin… *sourire*
(Là par contre, je ne parle pas couramment le langage du Gibier à Ministère de l’Immigration, mais je sais que ça voulait dire « Putain, la gêne… »)-Blaireaude : Non mais c’est pas vrai… J’me barre, tu diras bonjour à Dracula pour moi…*Elle revient vers moi*
-YoosF : Alors, c’était quoi ?-Blaireaude : Chépa, ils parlaient pas français les bestiaux là.-YoosF : Ben merde alors…-Blaireaude : Non mais comment qu’ils veulent qu’on les aide si ils parlent même pas le français ?-YoosF : … Ben j’sais pas… Vous voulez pas leur apprendre à jongler ?-Blaireaude : *A voix basse* Sont quand même bien cons… Oh pardon, z’avez entendu ?-YoosF : Ouais, mais y’a pas de mal. Moi aussi j’suis un putain de faux philanthrope plein de merde. Laissez moi juste deux secondes que j’aille à la pharmacie vous trouver de la vaseline, ça facilitera le passage quand je vais vous carrer la Colonne Morris qu’il y a derrière vous. Pis vous avez de la chance, c’est la seule de la ville, vous aurez un véritable gros morceau d’histoire dans le cul.-Blaireaude : …-YoosF : Et bonne journée.
Bon au final ils voulaient quoi les ouzbeks? Et elle est très bien ta mise en page
Ben je sais toujours pas figure toi, c’est ce qui rend cette expérience si étrange. Je me suis farci la plus grosse conne du centre ville pour rien.
(Pis ma mise en page elle fait chier, mon dialogue de la fin est pas espacé pareil que celui du début et j’arriver pas à modifier vu que je parle pas le HTML)
Ton VF style est louable. J’ai bien ri.
Bon, ben tu m’en vois ravi alors.
Mais c’est vrai qu’en écrivant j’ai un peu eu l’impression de faire mon Guy Richie, d’essayer de faire marrer en pompant totalement ce que faisait un autre. Mais si ça marche c’est cool. (Enfin c’est pas pour autant que je vais faire ça tout le temps…)
Non pis avant que t’épouses Madonna.
Laule!
C’est pas à l’ordre du jour ça va. La valeur de la MILF est en baisse sur le marché de toute façon.
Tu as novelisé pour le partage en brioche ou c’est la plus pure vérité?
Si tu peux me permettre, ta verve a perdu au profit des tournures potaches. Ça m’a bien fait marrer quand même, mon gros Youyou, mais fais gaffe à ne pas tomber dans la facilité familière ; ce blog se doit de garder un certain standing, putain con ta chatte TA CHATTE AAAAAAAAAAAGGHH!
Ah ouais, classe la fin du com’ Sweety (ce genre d’exclamation doit rester isolée dans nos soirées bière / films pourris)
Ne t’inquiètes pas, ma verve reviendra quand le sujet s’y prêtera, et quand j’en aurais envie aussi.
Puis pour le “partage en brioche”, j’ai pas trop compris ce que tu voulais dire… Mais si c’est au dialogue que tu fais allusion, oui c’est véridique. Enfin j’ai peu être un tout petit peu forcé le trait pour des besoins de storytelling, mais bon tu vas pas me saouler (c’est pas comme si je t’avais fait payer l’entrée non plus, enfoiré).
Attention le bortsch ça peut être très bon, mais ça peut-être hautement dégueulasse aussi. Je préfère te prévenir.
J’en ai gouté un très bon y’a deux semaines. Ça avait exactement le même goût que le jus du couscous. Je me suis pas senti dépaysé tu vois.
ahah j’imagine bien la scène.
ça fait plaisir de voir que tu te remets à faire des articles.
En plus tu connais les lieux toi
Et merci, on va voir comment ça évolue ensuite.
Et Blairaude a-t-elle tombé la culotte ???
Pour tout dire, j’ai pas essayé de la lui retirer… Comme je l’ai dit, elle était VRAIMENT moche.
Don’t be cruel, c’est le printemps pour elle aussi, elle aurait pu être victime d’un tombage de culotte spontané.
Honnètement, pour tous ces pauvres étrangers, j’espère que non…
en esperant qu’elle se rhabille pas d’un coup;..Pour te laisser faire un deuxième tour
On verra bien. Mais si je la recroise vous en serez informés.
Mercredi 5 mai, ça fait 4 jours que ça pleut sévère. Hier ça a même neigé comme en plein hiver. Heureusement que j’avais réussi à prendre un vrai coup de soleil, ça me fait des souvenirs pour cette période de rhibernation. Et puis tiens YoosF a écrit. Aaaaah ! Stupéfaction, ce n’est pas comme d’habitude. C’est un peu comme ce printemps gâché par le retour du gris. Encore un blaireau (le drôle de féminin n’y change rien) embringué dans de sombres histoires. Alors à nouveau puisqu’il le faut je m’insurge, changez de tête à claques (bordel). Je dis à nouveau car ça avait pourtant été dit là : (où l’on constate bien que tu ne suis pas du tout ce qui se passe dans le monde pour ne pas l’avoir lu !)
http://hopla.over-blog.net/article-les-blaireaux-44462332.html
Oh, toutes mes confuses ma bonne Acila, je ne savais pas ton inclination pour cette espèce…
Mais bon, ils le cherchent bien aussi non ?
Mon cher Yoosf, il s’avère que je vis en leur contrée et je n’ai jamais eu à me plaindre d’eux, tout discrets, doux, peu envahissants qu’ils sont; par exemple et tout au contraire le lapin peut être une plaie, il faut le savoir. Bon ne voulant pas transformer cet espace en chronique naturaliste, je m’en tiendrais là.
Bordel, quelle connasse… Pardon mais là c’est tout ce que ça m’inspire. J’espère bien ne jamais croiser Blaireaude.
Tu es à Nancy ma pauvre, ça risque bien d’arriver…
Mais content de voir plus de Nancéiens réagir en tout cas