Can’t get enough Raymond

5 06 2010

Bon, je fais une petite pause dans la rédaction de mes critiques ciné parce qu’il faut absolument que je vous parle d’un truc dont je voulais déjà vous parler depuis un moment.

Hier soir je me suis encore une fois fait allumer la gueule par mon copain Raymond. Qui c’est Raymond ? En fait c’est plusieurs gens, je vous parle du groupe « Raymond Court Toujours ». Laissez moi vous en dire un peu plus sur cette bande de tarés…

Comme chaque année, les Raymonds nous ont donné rendez vous chez Gaston le Bucheron, la meilleure boîte à sandwich de Nancy (ouais gros, dans une sandwicherie, on la joue comme ça ici), pour boire de la bière, bouffer des gros sandwichs avec plein de trucs qui déchirent dedans, et pour faire les cons au son des grattes et des chansons à picole.

Les Raymonds, c’est Raymond Munster (Guitare & Chant), Raymond Davidson (Guitare & Chant), Raymond Martolot (Basse & Chant) et Raymond Bernic (Batterie et Chant). Ces 4 là on eu la bonne idée de regrouper en un seul groupe des vosgiens et des bretons (qui sont comme chacun le sait les variétés de français les plus dégénérées) pour jouer du rock (qui comme chacun le sait est la variété de musique la plus dégénérée).

C’était la 3ème fois que je voyais les Raymonds jouer cette année, et même s’ils sont assez fréquemment en concert dans le coin, c’est toujours un évènement. Parce que les Raymonds, c’est juste un un putain de kiff. Un concentré de bonne humeur en bouteille tartiné de pâté bien gras. Ces mecs là, même si tu les connais pas personnellement, c’est un peu tes vieux potes, des gars avec qui tu te retrouves au bord d’un zinc dans un rade miteux pour te la coller en chantant des chansons et en racontant des conneries. La magie de Raymond, c’est que même quand il blinde le Totem pour un show énorme comme en Mars dernier, il réussit à te filer l’impression que c’est juste pour toi qu’il est là.

Avec Raymond on parle de plein de trucs : de bière, de cul, de bagarre, de bière, de cul, de proverbes ornithologiques, de bière, de cul, de mobylette, et de plein d’autres trucs (comme de Pastis et surtout de Mirabelle, parce que bon, on n’est pas non plus des Lorrains pour rien), tout ça dans un délire musical à la bonne franquette, un peu comme si Les Amis de ta Femme s’étaient acheté une Harley et une veste en cuir. Parce que c’est aussi ça les Raymonds, c’est une profonde dévotion au Rock N’ Roll, le vrai, celui qui pue la sueur et le cambouis. En plus de leurs propres morceau, vous pouvez être sûr qu’à chaque concert vous aurez droit aux plus grosses claques comme « Born To Be Wild », « La Grange », « Smoke On The Water », « Whole Lotta Rosie », « Sweet Home Alabama », « Ace Of Spades » et plein d’autres (si on n’est pas à court de temps). Mais ce qui fait plaisir, c’est que vous enchaînerez entre ces titres là et ceux du groupe sans ressentir d’inégalité, sans même vous en rendre compte. Que ce soit « Raymond Court Toujours », « Les Gendarmes », « Edgar », « Raymond Bande Mou », « Mal La Gueule », « Les Gonzesses », « La Cuisine des Roustons », « Kenavo » ou n’importe quel autre, la joie reste la même, notamment grâce au plaisir communicatif des musiciens qui sont à chaque fois heureux d’être là et de faire la fête avec toi. Et en plus c’est bien joué.

Parce que non, c’est pas parce qu’ils chantent des conneries que les Raymonds sont des Mickeys. Raymond Davidson et Raymond Munster (de leur vrai nom Pierrick Valence et Max Nominé) ont déjà roulé leur bosse dans des groupes connus sur la planète Metal comme par exemple Agressor et Scarve (pour Raymond Davidson), et surtout le génial Phazm (Pour Davidson et Munster). Et il vous suffira d’entendre le groove de Raymond Bernic sur ses fûts et la fluidité de Raymond Martolod sur sa basse pour en juger. Les Raymonds sont de vrais musiciens, polyvalents (en témoignent les échanges d’instrument pendant le set) et doués. Et on ne boude pas son plaisir à les voir et à les entendre. A tous les coups on rit, on bouge, et on pose les bras sur la nuque de son voisin pour chanter à tue-tête les refrains que tout le public, en général acquis à la cause de Raymond, connait par coeur.

Les Raymonds, c’est juste une putain d’expérience, un délire de pote qu’on voudrait ne jamais voir finir. Je vais bientôt devoir quitter Nancy, et comme si j’étais pas assez nostalgique,  Raymond Court Toujours va vraiment être un des trucs qui me manqueront le plus… Je vous kiffe les gars. Et Kenavo, on se verra demain au bistrot.

Refrain :

« Raymond Court Toujours, après les meufs et les binouzes,

Raymond Court Toujours, entre Brigneau et Brémoncourt

Raymond Court Toujours, après la bonne mirabelle,

Raymond Court Toujours, allez Raymond, vas-y ! »

Allez, je vous laisse avec une vidéo live qui compile certains des classiques du 1er album. En espérant que vous aimerez autant que moi :

Le MySpace de Raymond

Le Facebook de Raymond

P.S. : Pour ceux qui seront au Hellfest, les Raymonds joueront au Metal Corner le dimanche midi ! Profitez-en, vous ne le regretterez pas. Moi j’y serais pas, bouhou…


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9 responses

18 06 2010
Guillaume Pascanet

Ce titre de billet prend un nouveau sens aujourd’hui.

21 06 2010
YoosF

Hahahahahaha !!! Oui en effet🙂

29 06 2010
Guillaume Pascanet

le 5 juin : « Bon, je fais une petite pause dans la rédaction de mes critiques ciné parce qu’il faut absolument que je vous parle d’un truc dont je voulais déjà vous parler depuis un moment. »

La petite pause dure toujours. Je dis cela, je dis rien !

15 07 2010
Sam_02

faut pas lui en vouloir, c’est un intermittent du clavier le YoosF … et en plus il a pas de cinémas dans le Sud le pauvre.
hein que c’est vrai YoosF😉

24 07 2010
Tara Biscotée

C’est vrai que la pause dure depuis un moment là!

Moi lectrice non assidue, et souvent silencieuse, je m’insurge! nanméoh!

(on comprend au vu la vacuité de ce commentaire pourquoi je suis habituellement silencieuse d’ailleurs)

17 09 2010
Bidon d'Huile

ça, pour des vacances, c’est des vacances…

26 02 2011
L'écrevisse

Back to basics. Putain v’la comment ça fait plaiz.
(smiley qui te high-five la face)

21 04 2012
JunonBee

Ah mince, j’en déduis que la sandwicherie Aux petits lardons n’existe plus ^^

21 04 2012
JunonBee

Oignons, pas lardons, spèce de ouyiche!

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